
On dit de moi que je vis dans l'avenir, parce que j'étudie la plupart des sujets 5 à 6 ans avant qu'ils ne soient connus du public. Je perçois immédiatement des liens entre des sujets différents, capte les incohérences, les zones floues, les potentiels inexploités. Puis je structure, je clarifie, et je donne forme. J'ai horreur de la médiocrité et souhaite constamment améliorer les choses. C'est ce que je fais depuis plus de vingt ans — à l'interface de l'innovation, du design et de la stratégie de marque.
Mon parcours s’est construit dans des environnements exigeants — techniques, réglementaires, parfois sensibles — mais aussi dans des univers haut de gamme et raffinés, où la précision, la discrétion et la responsabilité ne sont pas des options. Ce sont des contextes de haut niveau, où les egos peuvent être forts et les interlocuteurs souvent brillants. J’y ai appris que toute décision engage une réputation, et que ce qui est conçu doit pouvoir tenir dans le temps.
« Ce n’était pas toujours de tout repos, mais si nous sommes aussi satisfaits des résultats, c’est largement grâce à sa vigilance et à son exigence. Son radar à bullshit a été une force pour le projet. » — Grégoire Mulot, Possible Futur / FROG
Je ne crois plus aux compromis qui fragilisent un projet sous prétexte d’avancer plus vite. L’expérience m’a appris que l’on paie pour ces raccourcis. La confiance repose sur l'apport de valeur. Aux “minimum viable products”, je préfère les “minimalist foundational products” : moins de promesses, plus de fondations.
Dans un monde saturé d’objets, de services et de messages, je m’intéresse avant tout à la pertinence réelle des innovations — à leur utilité, à leur justesse, à leurs externalités et à leur capacité à répondre à des besoins authentiques. Tout ce qui peut être conçu ne mérite pas nécessairement d’être produit.
J'ai la conviction qu'on fabrique trop de produits inutiles et toxiques, alors que des besoins réels et concrets restent ignorés — notamment dans des marchés où la clientèle féminine demeure insuffisamment adressée.
La justesse d’une innovation se mesure aussi à la qualité d’expérience qu’elle procure. Le génie créatif doit servir à apporter du meilleur et du beau à la vie.
Mon parcours n’a rien d’un tracé confortable. Il a connu plusieurs pivots majeurs — certains choisis, d’autres imposés par le réel — et une confrontation directe au coût des décisions. Je suis repartie plusieurs fois de zéro, exercé de nombreux métiers, parfois en parallèle.
Ces réorientations n’ont pas été théoriques. Ce sont des expériences qui changent une personne et lui donnent du recul: on devient moins impressionnable et on gagne en liberté de penser.
C'est cette transversalité — avoir créé des entreprises, exercé dans le luxe, la tech et l'institutionnel, vécu des échecs concrets — qui donne à mon regard stratégique une profondeur que les parcours linéaires n'offrent pas.
Je ne suis pas motivée par l'exécution mécanique. Ce qui me met en mouvement, c'est la sensation de faire émerger quelque chose de plus juste, plus structuré, plus abouti que ce qui existait avant mon intervention. Quand je m'implique, je m'implique entièrement.
J'ai appris à ralentir. Mais ma curiosité, elle, n'a pas ralenti. Le goût de comprendre comment les choses fonctionnent, d'explorer un nouvel outil jusqu'à en saisir la logique profonde, de m'émerveiller devant une solution élégante — c'est resté intact. Je consacre plus de 20% de mon temps à la formation continue et à ma propre R&D.
Ma pratique repose sur des outils que la plupart des consultants ne maîtrisent pas : Houdini FX, Unreal Engine, Substance Painter, Shapr3D, Clo3D, Cavalry, DaVinci Resolve, Rive et Webflow, entre autres. Je maitrise l'art de la caméra et de la photographie. La 3D, la visualisation technique et l'intelligence artificielle ne sont pas des mots-clés dans ma présentation — ce sont mes instruments de travail quotidiens. J'utilise ces outils intensivement, mais avec discernement — l'innovation n'est pertinente que si elle sert une intention claire, un jugement humain et le bon goût.
Au quotidien, cela signifie des workflows et des méthodes structurées, une capacité à dialoguer avec des ingénieurs comme avec des décideurs, et une obsession de la cohérence — jusque dans les détails que personne ne remarque.
Je considère l'urgence comme une nuisance — souvent auto-imposée — qui dégrade la qualité des décisions. Sans précipitation, j'ai toujours tenu les standards de marques prestigieuses, délivrables après délivrables, années après années.
Je suis minutieuse et privilégie la concentration, la structure, les cycles. J'ai choisi de me protéger des réseaux sociaux et des médias. Cette disponibilité mentale me permet de percevoir ce que d'autres manquent — y compris ce qui n'est pas dit : les tensions entre parties prenantes, le vrai problème sous le brief officiel, le moment où une équipe décroche.
Ma franchise est au service de la douceur, pas l'inverse. Dire ce que je pense tôt protège les personnes et le projet d'erreurs coûteuses plus tard.
Contrairement à une simple prestation de services, un accompagnement à long terme nécessite de partager des valeurs communes et une résonance.
Je suis profondément attachée à mon pays, la Suisse : sa précision, son sens de la responsabilité, sa culture de la qualité, sa discrétion. J'évolue dans un cadre européen où je retrouve des standards et des codes qui me correspondent. Bilingue français-anglais.
Enfin, en dehors des contextes professionnels, je conserve cette même exigence de précision dans des disciplines qui demandent calme, concentration et maîtrise — sportives comme artistiques — et suis également passionnée de mode et d'élégance.
Je travaille avec un nombre limité de projets à la fois. Non par stratégie, mais parce que c'est la seule manière de m'impliquer réellement. Lorsque je choisis de m'engager, mes clients ne travaillent pas avec une prestataire — ils travaillent avec quelqu'un qui pense à leur projet entre les réunions, qui perçoit les signaux faibles, et qui ne lâche pas tant que le résultat n'est pas à la hauteur de ce qui est possible.
Suis-je la bonne personne pour votre situation actuelle?